Chroniques
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| Zusak Markus |
| Écrit par Claire Redfield & Raven |
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Claire Redfield
Raven La mort nous raconte une histoire belle, émouvante, tragique. Cette histoire c'est celle de Liesel, petite Allemande qui grandira au milieu de bombes. C'est aussi l'histoire de Hans et Rosa, ses parents nourriciers, de Rudy son ami qui a les cheveux couleur de miel, de Max qui n'avait rien fait de mal si ce n'est de naître juif. C'est l'histoire d'une rue qui porte un nom de paradis, la rue Himmel, en allemand ça veut dire « ciel », avec un nom comme ça rien de mal ne peut s'y passer ... Sauf qu'un homme « qui se coiffait avec une raie du côté inhabituel, qui se laissait pousser une curieuse petite moustache et qui rêvait d'être le maître du monde » en avait décidé autrement. C'est une histoire où certains Hommes sont plus inhumains que la plus féroce des bêtes et où la mort est plus humaine que certain Hommes. Une histoire de gens normaux qui n'avait rien demandé à la vie qu'un peu de bonheur. Une histoire où les mots peuvent panser les blessures mais aussi créer les pires conflits. C'est l'histoire de la vie racontée par la mort. |


C'est l'histoire de Rudy, le petit garçon aux cheveux couleur de citron et aux yeux bleus qui rêvait d'être Jesse Owens. C'est l'histoire de Max, qui se cache au fond d'une cave et se bat sur un ring contre Hitler dans ses cauchemars. C'est une histoire, ce sont des histoires, mais c'est aussi l'Histoire que nous raconte la Mort, avec cynisme, douceur, tristesse et colère. Car même la mort a du mal à comprendre, parfois, mais c'est la Mort et elle doit faire son travail. Et il y en a, du travail, pendant cette guerre absurde. 

Commentaires
A lire absolument !
Les personnages sont très attachants et on se laisse emporter par le récit sans problème. Et le fait que ça soit la mort qui raconte les aventures de Liesel, donne une autre dimension à l'histoire.
Pour moi aussi c'est un coup de cœur.
(C'est la mort qui raconte) L'été arriva, Pour la voleuse de livres, la vie se déroulait gentiment. Pour moi, le ciel était couleur Juifs.
Quand leurs corps s'étaient en vain rués sur la porte pour trouver une issue, leurs âmes s'élevaient. Quand leurs ongles avaient griffé le bois et parfois même y étaient restés plantés par la force du désespoir, leurs âmes venaient vers moi, je les accueillais dans mes bras et nous quittions ces douches par le toit pour gagner l'immensité de l'éternité. Je n'arrêtais pas. Minute après minute. Douche après douche.
Je n'oublierais jamais le premier jour à Auschwitz, ni la première fois à Mauthausen. A Mauthausen, au fil du temps, je les ai aussi recueillis au bas de cette grande falaise, quand les âmes s'échappaient avec tant de mal. Il y avait des corps brisés et des cœurs tendres arrêtés. Pourtant, c'était mieux que les gaz. J'en ai saisi certains avant la fin de leur chute. Je vous ai sauvés, pensais-je en tenant leur âme à mi-chemin, tandis que le reste de leur personne, leur enveloppe charnelle, allait s'écraser au sol. Tous étaient légers comme des coquilles de noix vides.