Zusak Markus
Écrit par Claire Redfield & Raven   






La voleuse de livres

 





Coup de coeur
Claire Redfield
C'est l'histoire d'une petite ville, d'une petite rue où il pourrait faire bon vivre si nous n'étions pas en 1941, si nous n'étions pas en Allemagne, si les bombes alliées ne tombaient pas du ciel sur la rue "du ciel". C'est l'histoire d'une petite fille qui avait peur des mots mais qui volait des livres. C'est l'histoire de Hans le joueur d'accordéon, qui lui apprendra à lire et à aimer les mots. C'est l'histoire de Rosa, au cœur aussi gros que les mots qui sortent parfois de sa bouche.
C'est l'histoire de Rudy, le petit garçon aux cheveux couleur de citron et aux yeux bleus qui rêvait d'être Jesse Owens. C'est l'histoire de Max, qui se cache au fond d'une cave et se bat sur un ring contre Hitler dans ses cauchemars. C'est une histoire, ce sont des histoires, mais c'est aussi l'Histoire que nous raconte la Mort, avec cynisme, douceur, tristesse et colère. Car même la mort a du mal à comprendre, parfois, mais c'est la Mort et elle doit faire son travail. Et il y en a, du travail, pendant cette guerre absurde.

Ce roman, humain, triste, drôle, tragique et plein d'espoir et d'amour à la fois, nous montre la vie et la mort, la guerre et la peur vus du coté allemand, vus par les yeux d'une petite fille qui apprend à apprivoiser les mots et les gens. Une lecture qui marque profondément, qui touche les cœurs et les âmes, et qui ne laisse pas indemne.
Une lecture nécessaire ...!

Raven

La mort nous raconte une histoire belle, émouvante, tragique. Cette histoire c'est celle de Liesel, petite Allemande qui grandira au milieu de bombes. C'est aussi l'histoire de Hans et Rosa, ses parents nourriciers, de Rudy son ami qui a les cheveux couleur de miel, de Max qui n'avait rien fait de mal si ce n'est de naître juif. C'est l'histoire d'une rue qui porte un nom de paradis, la rue Himmel, en allemand ça veut dire « ciel », avec un nom comme ça rien de mal ne peut s'y passer ... Sauf qu'un homme « qui se coiffait avec une raie du côté inhabituel, qui se laissait pousser une curieuse petite moustache et qui rêvait d'être le maître du monde » en avait décidé autrement. C'est une histoire où certains Hommes sont plus inhumains que la plus féroce des bêtes et où la mort est plus humaine que certain Hommes. Une histoire de gens normaux qui n'avait rien demandé à la vie qu'un peu de bonheur. Une histoire où les mots peuvent panser les blessures mais aussi créer les pires conflits. C'est l'histoire de la vie racontée par la mort.


La voleuse de Livres, parution mars 2007 éditions Oh ! éditions

 

Commentaires 

 
0 # Visiteur 27-09-2007 07:59
« La voleuse de Livres » m'a été conseillé par ma libraire, ce livre est vraiment magnifique. Je ne regrette pas mon achat.
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0 # montse 04-04-2008 10:26
Un véritable coup de coeur que cette voleuse de livres !
A lire absolument !
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0 # Auryn 16-02-2009 15:58
Je n'ai qu'un mot à dire: magnifique.

Les personnages sont très attachants et on se laisse emporter par le récit sans problème. Et le fait que ça soit la mort qui raconte les aventures de Liesel, donne une autre dimension à l'histoire.

Pour moi aussi c'est un coup de cœur.
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0 # Majandra 03-09-2010 11:55
Que vous dire de ce livre ???? J'ai tourné la dernière page hier soir et j'avais les larmes aux yeux... Je l'ai fermé et je l'ai tenu longuement contre moi, le regard vide.... J'étais triste de quitter Liesel.... Ma voleuse de livre.... Ce livre retranscrit une partie de la seconde guerre mondiale à travers les yeux d'une fillette allemande... Au lieu de trop dévoiler cette histoire, j'ai choisi de vous recopier un extrait :

(C'est la mort qui raconte) L'été arriva, Pour la voleuse de livres, la vie se déroulait gentiment. Pour moi, le ciel était couleur Juifs.

Quand leurs corps s'étaient en vain rués sur la porte pour trouver une issue, leurs âmes s'élevaient. Quand leurs ongles avaient griffé le bois et parfois même y étaient restés plantés par la force du désespoir, leurs âmes venaient vers moi, je les accueillais dans mes bras et nous quittions ces douches par le toit pour gagner l'immensité de l'éternité. Je n'arrêtais pas. Minute après minute. Douche après douche.
Je n'oublierais jamais le premier jour à Auschwitz, ni la première fois à Mauthausen. A Mauthausen, au fil du temps, je les ai aussi recueillis au bas de cette grande falaise, quand les âmes s'échappaient avec tant de mal. Il y avait des corps brisés et des cœurs tendres arrêtés. Pourtant, c'était mieux que les gaz. J'en ai saisi certains avant la fin de leur chute. Je vous ai sauvés, pensais-je en tenant leur âme à mi-chemin, tandis que le reste de leur personne, leur enveloppe charnelle, allait s'écraser au sol. Tous étaient légers comme des coquilles de noix vides.
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