Agathe Colombier-Hochberg & Samir Bouadi







Février 2011

 

 


Suite à la publication de la chronique du roman d'Agathe Colombier-Hochberg  & Samir Bouadi "L'affabuleuse histoire vraie de Jules Cardot", nous avons reçu une bien étrange demande.
Un certain Jules Cardot voulait poser quelques questions aux deux auteurs. C'est chose faite, nous vous laissons découvrir l'interview pas ordinaire de deux auteurs extraordinaires et d'un personnage (réel ?) hors du commun.

 

Agathe et Samir, vous venez d’écrire ma biographie. A la base, vous aviez prévu d’écrire sur une des femmes qui a traversé ma vie. Qu’est-ce qui vous a fait changer d’avis ?
Vous ! Chaque épisode de votre vie que nous avons découvert nous a tellement séduits et passionnés qu’à côté du vôtre, tous les autres destins paraissaient bien ternes.


Quelle a été votre réaction quand vous avez appris les particularités qui font de moi l’homme que je suis ?

En fait, nous avons eu différentes réactions : de l’incrédulité, de la stupéfaction, de l’admiration, des éclats de rire… et de l’effroi aussi, parfois. Vous nous posez cette question pour nous renvoyer à notre incapacité à trouver nos vies magiques ? C’est cela ? Nous le pensons, tout comme nous pensons que votre vie donne envie de… de vivre mieux.


Vous qui me connaissez bien, suis-je vraiment ce salopard qui pervertit toutes les femmes qui se trouvent autour de lui, ou alors un personnage christique qui se donne aux âmes esseulées ?
Il y a probablement un peu des deux en vous. Mais comme vous ne pouvez pervertir que ce qui l’est déjà, il est vraisemblable que les femmes que vous avez séduites étaient elles-mêmes à l’initiative de vos folles débauches… Et puis, nous ne portons pas de jugement moral. Nous ne pouvons pas. C’est aussi une des leçons de votre affabuleuse existence…


Aimeriez-vous me rencontrer vraiment ou auriez-vous peur des conséquences ?
Quelle meilleure manière de vous rencontrer qu’en relatant votre vie ? En faisant ce choix, nous étions prêts à en assumer toutes les conséquences... et nous l’avons fait. Cela dit, très franchement, nous avons hésité à vous rencontrer « concrètement », et la question n’est toujours pas tranchée. Nous savons quels canaux utiliser pour vous approcher, et rien n’est définitif.
Si d’aventure nous prenons cette résolution, il est bien évident que cela fera l’objet d’un livre d’entretiens… Si, bien sûr, vous êtes d’accord.

Vous avez choisi de raconter ma vie alors qu'elle était bien cachée, en quoi ma vie a-t-elle changé la vôtre ?
Comme tous ceux qui vous approchent, nous ne serons plus jamais les mêmes. Aussi bien à titre personnel que professionnel.

Dans mon histoire, y a-t il une chose qui vous a plus marquée qu’une autre ?
Agathe: pour moi, c’est l’épopée au Portugal, à commencer par la traversée en mer… Et la période où, espion en Allemagne, vous étiez entouré de SS et de chimpanzés aux mœurs très étranges.

Samir: quant à moi, c’est l’enfance. Tout l’épisode Lorrain… Et pour cause, je suis de Nancy. Il y a aussi la rencontre avec André Breton… Bien que je ne sache pas vraiment quoi en penser… C’est aussi une des leçons que vous nous faites méditer : rien ni personne n’est vraiment ce qu’il paraît être… Et le passé évolue sans cesse, au contact du présent.

Et si on se donnait rendez-vous à la Basilique de Sion, pensez-vous que vous pourriez y apprendre d’autres choses ?
Bien sûr, vous nous avez réservé tant de surprises… Et la Basilique de Sion, pour ce qu’elle représente dans votre histoire et aussi parce que c’est un lieu magique, est précisément un endroit où tout peut arriver.

Mon histoire n'est pas très ordinaire, pensez-vous que les lecteurs la comprendront ?
Il n’y a rien à comprendre. Comme le soleil, vous produisez un effet sur ceux qui s’exposent à vous. Le comprendre n’y change rien ; c’est un phénomène chimique. Aux lecteurs de décider s’ils osent tenter l’expérience… Nous ne recommandons pas la lecture de ce livre à tout le monde ; on perd beaucoup de nos confortables certitudes à vous fréquenter, et certains y perdraient leur latin, ou leur chinois. Il ne faut pas demander à quelqu’un de profond d’être limpide… Les ombres d’où il vous arrive de sortir pour happer le chaland ne sont sans doute pas habitées que par vous. Certains démons s’y cachent, et ce sont les nôtres. C’est ce que nous croyons. La vie selon Jules Cardot, c’est sans doute cela : aime-toi et accepte-toi jusqu’à donner aux autres l’envie de mieux se perdre… C’est le meilleur moyen de se retrouver sur la bonne voie.


Agathe Colombier-Hochberg  & Samir Bouadi ont eu la gentillesse d'offrir aux lecteurs de Plume Libre, deux chapitres de leur roman, attention, ce que vous allez lire peut changer votre vie, vous voilà prévenu ...

 



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